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16/01/09
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Affleuvage réussi d'un Airbus
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Les 2 réacteurs totalement bouchés par des corps d'animaux, en l'occurrence des oies sauvages, sont éteints. Un Airbus A320 est propulsé par 2 moteurs et lorsque les deux sont arrêtés l'avion plane très normalement. A ce stade précis, il reste quelques précieuses secondes pour prendre la meilleure décision dans des conditions où le sang froid est l'épreuve ultime d'un commandant de bord ! En effet, le pilote doit détecter à vue (ou par des recommandations radio) une grande surface plane qui pourrait permettre un atterrissage de fortune tel qu'un champ, une autoroute vide, un désert à surface dure ou autre no man's land plat... Le 15 janvier 2009, lorsque les deux réacteurs s'éteignent, l'Airbus A320 est encore dans la proximité de New-York, zone urbaine où aucune solution d'atterrissage immédiat existe! L'Hudson River coule paisiblement, l'Airbus plane dans sa direction longiligne car le commandant Chesley Sullenberger a décidé immédiatement d'amerrir sur le fleuve. Il ne faut pas imaginer que la partie est gagnée!!! La quasi-totalité des amerrissages sont des catastrophes humaines où 100% des passagers meurent. En effet, les conditions d'amerrissages optimales sont très fines... Après déclenchements des procédures qui vont rendre étanche le ventre de l'appareil, en supposant que le pilote réussisse (uniquement en planant) à définir son couloir d'amerrissage au bon endroit (pas de bateau, pas de pont, pas d'obstacle) l'appareil doit se présenter au contact de l'eau avec une inclinaison horizontale très faible et une vitesse la plus réduite possible. Quand bien même l'approche d'amerrissage est parfaite, l'arrondi effectué vers la surface de pose est optimal pour que l'arrière de l'avion commence à effleurer l'eau, les aérofreins sont sortis alors l'appareil va effectuer un contact avec l'eau à une vitesse d'environ 300 km/h. Evidemment si l'avant de l'appareil touche avant l'arrière, l'avion se retourne et implose! La décélération provoquée par le contact avec le fluide est équivalent à un choc de 80 km/h, non seulement les passagers ont intérêt à être bien attachés mais surtout il faut que l'infrastructure de l'avion n'explose pas !!! Pire encore, la symétrie des contraintes mécaniques lors du contact doit être parfaite. En effet, la moindre disparité de contrainte mécanique entre les deux ailes provoque la cassure et donc la désintégration de l'avion. Il ne faut donc pas de grosse vague sur l'eau (heureusement, il s'agit là d'un fleuve tranquille) et peu de vent, et bien entendu il faut un maître du pilotage de l'appareil avec un sang froid incroyable et une expertise suffisante pour poser à plat avec une approche symétrique totale ! Les passagers de l'Airbus A320 peuvent remercier le commandant Chesley Sullenberger. |
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