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07/11/11
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (6:03 pm)

Moscou opposé à des frappes contre l’IranLes installations nucléaires iraniennes

Les installations nucléaires iraniennes

© RIA Novosti. Andrei Reznitchenko12:49 07/11/2011

MOSCOU, 7 novembre – RIA Novosti


Une attaque israélienne contre les installations nucléaires iraniennes serait une grave erreur, a annoncé lundi lors d’une conférence de presse à Moscou le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

“Ce n’est pas la première fois que les officiels israéliens évoquent l’éventualité d’une frappe contre l’Iran. Notre position à cet égard est bien connue – ce serait une lourde erreur aux conséquences imprévisibles”, a déclaré le chef de la diplomatie russe.

Jeudi, la presse israélienne a fait savoir que le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu cherchait à convaincre ses ministres de soutenir une éventuelle attaque contre les sites nucléaires iraniens.

Vendredi soir, le président israélien Shimon Pérès a confirmé ces propos en avouant qu’”une attaque militaire contre l’Iran était plus proche qu’une option diplomatique”.

Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire sous couvert d’un programme mené, selon Téhéran, à des fins civiles. Le Conseil de sécurité de l’Onu a déjà adopté plusieurs résolutions sanctionnant l’Iran pour son refus d’établir un moratoire sur l’enrichissement de l’uranium.

L’agence Associated Press a annoncé samedi que l’AIEA prévoyait de publier le 8 novembre un nouveau rapport sur l’Iran contenant les indices d’efforts destinés à concevoir des ogives nucléaires.


Téhéran: Pour une attaque israélienne, quatre missiles iraniens toucheraient un million d’Israéliens



Novembre 6 / 2011, 17:47 (GMT +02:00)

Capacité nucléaire Kh-55 missiles

Les iraniens Gardiens de la révolution islamique (GRI) Fars nouvelle agence titrait une menace dimanche 6 novembre:

Quatre missiles iraniens peuvent détruire le minuscule Israël, dit le papier dans la première réaction de Téhéran devant le flot de rapports contradictoires sur une éventuelle attaque israélienne sur les sites nucléaires de l’Iran . Cependant, dit Debka , les dirigeants iraniens sont divisés sur leur appréciation de la gravité d’une menace militaire israélienne ou américaine à leur programme nucléaire.

La Russie renforce l’arsenal de l’Iran avec le mobile de radar brouilleur contre les avions ou des missiles DEBKA file Special Report October 26, 2011, 2:52 PM (GMT+02:00)

Moscou a vendu à l’Iran le très avancé Avtobaza monté sur camion ,système qui est capable de détecter les radars des avions et les instruments électroniques de guidage des missiles d’attaque. Cet accord, annoncé mardi à Moscou, 25 octobre renforce l’aide militaire russe à la République islamique.

Ces brouilleurs de radar sont une composante du système de guerre russe le plus sophistiqué anti-aérien et électronique pour l’alerte précoce des avions d’assaut et des missiles approchants.
Son travail consiste à transmettre des informations entrants via des fibres optiques pour séparer les centres de commande électronique et le centre de commandes de défense aérienne qui agissent alors à déjouer les attaques aériennes ou des missiles.

Arguant que l’arme est purement défensive, et ne viole pas le Conseil de sécurité des armes / embargo contre l’Iran.

Toutefois, les Etats-Unis et Israël se sont mis à soupçonner un stratagème par lequel les brouilleurs Avotbaza ne sont que la première partie de la transaction, qui sera suivie par la livraison à l’Iran de la pleine ELINT-système (1) électronique de renseignements sur les transmissions.

Le système complet permettrait à l’Iran à l’identité et de réagir à tous les mouvements aériens ou d’un missile – et pas seulement sur son territoire, mais dans le ciel de l’ensemble du golfe Persique et la mer Caspienne.

Les sources Debka militaires décrivent le système Avrobaza aussi capable de détecter simultanément et électroniquement 60 cibles dans un rayon de 150 kilomètres à des angles variant de 360 degrés sur un préavis de 20 minutes.

Les soupçons occidentaux ont été alertés par la façon dont les Russes ont annoncé la transaction.

Elle a été faite par Konstantin Biryulin, chef d’un département de la Défense Ministère russe, une dérogation à la pratique habituelle de l’annonce de ces transactions par le biais d’agences de porte-parole d’armes russes de l’industrie d’exportation en dehors du ministère du gouvernement.

La Russie va désormais traiter les ventes d’armes à l’Iran comme une question stratégique pour la sécurité échelons supérieurs à manipuler Ils s’attendent à de tels accords avec la Syrie pour être mis à niveau de la même manière.

Dans sa déclaration, Biryulin souligné, “la Russie a envoyé une série de brouilleurs de radar mobile à l’Iran et négocie des livraisons futures.” Il n’a pas dit combien de brouilleurs sont dans le contrat ou ce que d’autres armes ont été l’objet de négociations avec Téhéran.

Préavis américains et israéliens repris par un autre remarque de Biryulin
«Nous ne parlons pas de jets sous-marins ou même des S-300 (missiles) a-t-il dit.

“Nous parlons d’assurer la sécurité de l’Etat iranien.”

A partir de maintenant, la Russie prend la responsabilité de fournir l’Iran le matériel de défense dont il a besoin pour sa sécurité nationale.

Dans cette entreprise, il y a un autre message: la Russie ne tolérera pas les attaques américaines ou les autres attaques occidentales sur l’Iran ou la Syrie, comme l’opération de l’OTAN qui a renversé Mouammar Kadhafi en Libye.

DEBKA/ Israël

______________

(1) http://vilistias.unblog.fr/2011/11/07/teheran-pour-une-attaque-israelienne-quatre-missiles-iraniens-toucheraient-un-million-disraeliens/

_______________________________

Dans la semaine, Sarkosy le grand guerrier était prêt à participer avec Israël au jeu d’échecs avec l’Iran.

Le Très Grand Diplomate Alain Juppé, bricoleur au Quai D’Orsay dit le contraire et pour cause :

__________________________








05/11/11
Catégorie: Politique : 

Auteur: mourguy (2:10 pm)

Election Présidentielle 2012 : candidat Alain Mourguy UNION DES GENS de bon sens

LES CANDIDATS à la PRESIDENTIELLE 2012 :

Alain Mourguy Union Des Gens de bon sens 2012

-

http://www.union-des-gens.fr

-

40 propositions de "simple bon sens"

Citation d' Alain Mourguy :

"Voir les choses d'un seul sens... est rarement celui du BON SENS"

La 3ème voie pour 2012 : celle du bon sens tout simplement...

2012 : Oui, une autre France est possible

2012 : Ensemble, osons la France du bon sens


Alain Mourguy : candidat citoyen aux élections présidentielles 2012

http://www.elysee2012.org

http://www.union-des-gens.fr

Alain Mourguy parmi les candidats aux élections présidentielles

France ELYSEE 2012







01/11/11
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (9:03 pm)

Cameroun 2011 – Manifeste du Rassemblement des Forces Vives pour l’Alternance au Cameroun(RFVAC)

Publié le 1 novembre 2011 par


L’opposition camerounaise dit NON à la réélection à la magistrature suprême de Paul Biya et appelle à une mobilisation générale. C’est le Rassemblement des Forces Vives pour l’Alternance au Cameroun (RFVAC) qui s’y colle.


Paul Biya


Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes.

L’heure est venue de nous réapproprier notre pays et notre système de valeurs. L’acte posé par M. Paul Biya de sa candidature à un nouveau septennat est non seulement une provocation, mais aussi une insulte à tout un peuple. L’élection présidentielle du 9 octobre est juste une mascarade que M. Biya a utilisé à nouveau pour légitimer son pouvoir. Le Rassemblement des Forces Vives pour l’Alternance au Cameroun ne reconnaît pas les résultats de cette soi-disant élection, et nous demandons à la Communauté Internationale d’en faire autant.

Toutes les forces vives du Cameroun doivent se lever comme un seul homme pour se poser en rempart contre ce vendeur d’illusion et ses sbires pour qui, M. Biya serait notre Moïse conduisant les camerounais vers la terre promise. Nous appelons à la désobéissance civile totale dans tout le pays. Le peuple camerounais doit dès à présent prendre ses responsabilités en descendant massivement dans les rues pour neutraliser M. Biya et son régime.

Les casseurs seront les voyous infiltrés du régime pour créer le désordre et ce sera aux forces de sécurité de faire leur travail. Si M. Paul Biya veut la guerre pour masquer son bilan désastreux, nous allons lui montrer la maturité de notre peuple en nous attaquant uniquement à lui et à son régime. Nous ne laisserons pas qu’il prenne une fois de plus en otage notre pays par un nouveau septennat d’immobilisme alors que le pays est en décomposition avancée à tous les niveaux.

Nous sommes un peuple épris de paix et de tolérance et je crois que M. Biya confond cette tolérance à de la lâcheté. De par sa faiblesse de caractère, il a utilisé la corruption comme mode de gouvernance afin de se maintenir au pourvoir.

Nous invitons les camerounais à ne plus reconnaître M. Biya comme le président du Cameroun. Son dernier mandat terminé et sa candidature à cette élection étant immorale et illégitime, il n’est plus le Président de la République du Cameroun et doit démissionner dans les plus brefs délais pour que nous formions un gouvernement de transition. Faute de quoi, il ne bénéficiera plus des prérogatives d’ancien Président et devra rendre gorge.

Il a cru bon changer la constitution pour se maintenir au pouvoir après 29 ans d’un pouvoir sans partage. À voir l’état de décrépitude de notre pays, nous ne pouvons nous permettre ses multiples voyages à l’étranger avec ses délégations de courtisans dans les hôtels de luxe au frais des contribuables camerounais qui peinent à s’acheter une simple baguette de pain.

Nous sommes passés d’un pays à l’auto suffisance alimentaire qui faisait la fierté de tous les camerounais à un pays pauvre très endetté par ses choix politiques et non à cause de la conjoncture économique mondiale. Il est clair maintenant que M. Paul Biya est l’ivraie que nous devons séparer du bon grain.

L’édification d’une nation étant une œuvre de longue haleine ou chaque génération apporte sa contribution, la génération de nos parents et arrière-parents s’était battue contre l’esclavage et la colonisation. Celle de nos dirigeants depuis les indépendances nous a asservit. Foccart disait et avec raison :

« si la France savait que les dirigeants africains allaient mieux faire le travail que la métropole attendait d’eux, les indépendances leurs auraient été données plus tôt».

C’est dire combien nos dirigeants sont de très bons élèves. M. Paul Biya s’était défini sur les ondes de la CRTV, dans des termes sans équivoque, comme étant le meilleur élève de François Mitterrand.

Il y a des hommes pour qui, il n’est pire tourment que la vérité. Ils veulent surtout en venir à leur fin, disent tout ce qui leur vient à la bouche, trouvent chez les autres des fautes qui justifient les leurs et se complaisent en leur bon plaisir. Paul Biya, tu fais partie de cette catégorie d’hommes. Tu disais pourtant que « le Cameroun se porte très bien » lors de ta prise du pouvoir et depuis, tu as multiplié des discours contradictoires.

Qui nomme les fonctionnaires indélicats dans les hautes fonctions de l’État ? Pire, quand un de ces fonctionnaires pille un ministère, il est affecté à un autre poste sans être inquiété. Ceux qui montrent une rigueur dans la gestion de la chose publique sont vite remerciés et deviennent la risée. Un fonctionnaire indélicat est plus sûr pour ton pouvoir.

Tu peux à loisir jeter à la vindicte populaire quelques brebis galeuses pour bien faire comprendre aux autres qu’ils ont intérêt à te témoigner leur loyauté totale. Faute de quoi, ils iront croupir en prison. 50 ans de prison pour un homme dans la soixantaine quant on connaît l’espérance de vie au Cameroun est un message sans équivoque.

Les camerounais dans leur immense majorité s’attendaient que tu publies la liste des fonctionnaires milliardaires que l’ambassadeur des États-Unis Niels Marquartd t’avait remise et que tu demandes à tes fonctionnaires indélicats de ramener l’argent volé au Cameroun pour l’injecter dans l’économie, moyennant des allègements de poursuites judiciaires. Tu as plutôt pris soin de garder secret cette liste parce que ton nom s’y trouve en bonne place. Depuis, nous assistons à une opération épervier à tête chercheuse.

Que dire de la déclaration des biens des hauts responsables de l’État comme le stipule la constitution. Ton véritable souci est la préservation du pouvoir et non notre bien-être collectif. Aussi, nous demandons la libération des prisonniers politiques de ton opération épervier même s’ils ne sont pas blancs comme neige. Ta parodie de justice ne fait que créer du tort et discréditer l’appareil judiciaire.

Le rôle de l’armée est de dénoncer, protéger, mais surtout proposer des idées nouvelles. L’armée camerounaise doit être une armée citoyenne, c’est-à-dire qui conduit le peuple à l’espoir, à la foi, à la conviction et à la conversion aux valeurs républicaines. Elle doit prendre position lorsque le peuple est désabusé, sans faire couler inutilement le sang.

L’armée camerounaise devra encadrer les contestations populaires qui vont débuter dès la fin de ta parodie d’élection afin d’éviter le désordre dans lequel M. Biya veut nous y conduire. Notre seul et unique interlocuteur sera l’armée avec laquelle nous allons discuter des modalités d’un gouvernement de transition. À ce titre, l’officier le plus ancien dans le grade le plus élevé devra prendre ses responsabilités avec ses pairs. M. Paul Biya devra être mis aux arrêts en attente de son procès.

L’État est et demeure une entité non reliée à une personnalité quelle qu’elle soit. La retraite n’est pas faite uniquement pour les autres. Tu n’as pas jugé bon prendre la tienne pour continuer à vivre au crochet de l’État et dilapider les ressources de notre pays dans ta folie de grandeur, nous avons le devoir d’y mettre un terme. Le Cameroun doit continuer cette fois sans toi qui constitue à nos yeux le frein à toute alternative démocratique. Tu as perverti notre société au point où nos jeunes veulent tous devenir des « fée-men ».

Tout acte que posera M. Paul Biya comme Président de la République sera nul et de nullité publique ainsi que son gouvernement et ne devra engager que ceux avec qui, il aura contracté ces engagements. Nous venons de voir comment tu as organisé l’élection présidentielle en la verrouillant, mais surtout en continuant à utiliser l’administration à tes seules fins, après le non respect de la constitution et du consensus dégagé lors de la tripartite.

Le RDPC qui jadis était l’UNC d’Hamadou Ahidjo a toujours truqué les élections. Lors de mon dernier séjour au Cameroun, j’étais stupéfait d’entendre une militante du RDPC nous dire qu’à l’élection présidentielle de 2004, elle avait 10 cartes d’électeurs ainsi que 10 cartes d’identité et se devait d’aller voter à 10 endroits différents pour que son candidat puisse gagner.

On comprend dès lors ta réticence à un système transparent et informatisé. Ton président d’ELECAM avait d’ailleurs dit qu’il sera possible de voter sans carte d’électeur. La machine à frauder étant mise en place et le vainqueur connu. Tu as vu comment nous avons refusé massivement de cautionner ton élection par un très haut taux d’abstention. Le peuple camerounais vient d’envoyer un message clair à la communauté internationale par sa forte abstention à cette élection.

Le Rassemblement des Forces Vives pour l’Alternance au Cameroun tiendra des assises générales à Montréal dans de plus brefs délais. La date vous sera communiquée ultérieurement. Chaque association, chaque parti politique désireux de reconstruire le Cameroun devra envoyer ses délégués. Il sera question lors de ces assises, de constituer un gouvernement de transition de large consensus.


Amis du Cameroun, l’heure est venue de nous aider dans notre lutte pour l’alternance politique au Cameroun.

Camerounaises, camerounais voilà en gros notre combat actuel.

Vive la République, vive le Cameroun


Jean-Claude Mvilongo

Coordonnateur du Rassemblement des Forces Vives pour l’Alternance au Cameroun (RFVAC)

Email : rfvac@ymail.com



L’avenir du Cameroun réside dans sa régionalisation et sa décentralisation

Le Président Paul Biya vient de reprendre ses fonctions, après sa victoire déclarée le 21 Octobre par la Cour Suprême de Yaoundé avec 77,98 % de suffrages exprimés contre 10,71 % à son opposant John Fru Ndi. L’Opposition crie aux irrégularités.

par Elise Mbock (23/10/2011)

Les choses étant ce qu’elles sont en Afrique et le Président totalisant 27 ans de Présidence auxquels il faut ajouter des années de Premier Ministère, il est atteint par l’usure du Pouvoir. Il y a donc du mécontentement chez une moitié du peuple Camerounais.

De l’autre côté, il y a le camp de ceux qui ne savent plus vraiment quoi penser de la situation Camerounaise, qui reste exposée à deux risques. Le premier est qu’on connaît mal les membres de l’Opposition qui ont du mal à démontrer leur crédibilité, car n’en déplaise aux Opposants Camerounais, il ne suffit pas de vouloir être Président pour l’être. Peut-être faudrait-il aussi avoir démontré par le passé, des à valoir aux yeux des Camerounais.

En l’absence de forte crédibilité, de mémoire et d’histoire, le peuple Camerounais hésite entre ce qu’il connaît avec tous ses défauts et le saut dans l’inconnu, avec un nouveau venu. Ici, il y a toute une réflexion à conduire, car dans “Nouveau venu” en politique et en Afrique de surcroît, il y a plus de choses péjoratives que positives.

Le second risque est l’après Biya. Qui pour le succéder ? Il n’y a toujours pas de Dauphin du côté du RDPC (Rassemblement du Peuple Camerounais). Le risque de basculement du pays vers une guerre de pouvoir de type guerre civile constitue également un blocage au changement.

Dans la devise du Cameroun “Paix, Travail, Patrie”, les Camerounais sont plus attachés à la Paix. Cet attachement constitue un garde-fou au basculement vers la Révolution, car le risque est grand qu’une telle révolution à la Française n’aboutisse à l’anarchie totale, faute d’Institutions fortes garantissant la continuité gouvernementale et une transition pacifique au Cameroun.

Les Institutions sont faibles

La faiblesse des institutions ne vient pas de leur non existence. Elles existent, mais de leur organigramme où les nominations aux postes les plus importants sont jugés ethno-centrées, c’est-à-dire de l’ethnie du Président. Ces nominations “ethniques” pour ne pas dire “tribales” sont source de décridibilité et des dirigeants et des institutions qu’ils sont censés représenter. Du coup, c’est toute la machine Etatique qui est décridibilisée, puisque jugée partiale et “corrompue”.

Lorsqu’à cette corruption tribale, s’ajoute une corruption financière des hauts dirigeants – comme cela a souvent été le cas (cf l’opération Epervier qui se solde par l’emprisonnement de plusieurs hauts fonctionnaires) – la coupe d’insatisfaction et du rejet des institutions et des figures qui les représentent est pleine de contestations, de critiques, d’injures et de comportements clivants. La société est donc divisée entre l’ethnie du Président, jugée favorisée, et les autres.

Il y a une cohésion sociale au Cameroun qui ne se traduit pas par une cohésion ethnique.

A côté de l’ethnicité, il y a également les injustices sociales et la misère qui divisent la société.

La voie de l’aménagement du territoire

Pourtant, il y a une voie. Cette voie, je l’ai vue à l’oeuvre, lors de mon dernier passage au Cameroun, en 2009 et en 2010 : c’est la décentralisation et la régionalisation. Elles sont à leurs balbutiements.

Mais, pour celui qui sait tout le potentiel que comporte la régionalisation, c’est une voie porteuse. Désormais, les municipalités et les régions ont une autonomie et peuvent lever de l’argent. Deux zones par exemple peuvent parfaitement tirer leur épingle du jeu. Le péage de Boum Nyebel, ma région d’origine – région de l’Opposant historique, père fondateur de la Nation Camerounaise, Um Nyobe, l’architecte de la lutte armée pour la Libération et la Liberté du Cameroun, qui a eu la tête tranchée par Messmer [1] – et les zones forestières de l’Est (Bertoua, Batouri, Nguelmendouga par exemple – vers la frontière Centrafricaine).

Le péage de Boum Nyebel est un point de trafic particulièrement intense. Il se trouve sur le principal axe de circulation du Cameroun, qui relie les deux principales villes Douala/Yaoundé, continuant sur Kribi (touristique) vers Douala et ouvrant sur un Sud-Ouest dynamique et touristique, à la frontière avec le Nigéria. A partir de Yaoundé, on peut poursuivre soit vers le Sud profond, vers la région natale du Président Biya (Sangmélima ou Ebolowa) ; vers l’Est (Bertoua) ; vers le Nord ou vers l’Ouest (pays Bamileké extrêmement puissant et dynamique).

L’axe lourd (Yaoundé-Douala) est une plateforme extrêmement distributive qui irrigue beaucoup de territoires. Cet axe peut à lui tout seul irriguer l’ensemble du Cameroun. Du moins en constituer la colonne vertébrale. Yaoundé est la capitale politico-culturelle et Douala, la capitale commerciale et industrielle. La ville abrite un port international.

Kribi, Sangmélima, le Sud en général, et l’Est sont des zones forestières : forêt dense. Vers Sangmélima, en poursuivant, on ouvre sur le Gabon et vers Ebolowa, on arrive en Guinée Equatoriale.

L’âge d’or du train est terminé au Cameroun. Néanmoins un train part de Yaoundé pour le Nord vers Ngaoundéré. Là aussi une combinaison route-rail peut être extrêmement profitable au développement. Le Nord a une frontière commune avec le Tchad et plus, haut, on avait la Libye du colonel Kadhafi.

Il n’y a pas que Président dans la vie

Au delà, le potentiel de développement du Cameroun est grand. Pour l’Opposition, il y a de quoi faire ses preuves politiques avant d’aller briguer la Présidence. Mais, voilà, il y a une spécificité Camerounaise : tout part d’en haut et tout le monde veut être nommé dans les hautes sphères, immédiatement après la sortie des classes. Et donc, la lutte se concentre dans la dispute des places en Haut, dans cet espace des prébendes et du favoritisme et des réseaux de cooptation. On n’y entre pas aussi facilement. C’est propre à tous les lieux de pouvoirs au monde et l’Afrique ne déroge pas à la règle. Comment le pourrait-elle, tant elle est prompte à reproduire les travers de l’Occident, TOUS sans exception, sans pour autant reproduire les avantages, les bienfaits et les atouts.

Certes, il y a un fort sentiment d’injustice à voir nommer les uns sans mérite, alors qu’on s’estime soi plus méritant ou qu’on l’est en réalité. Malheureusement, au fil du temps, le concept même de Mérite est devenu très discutable tant il s’est déplacé. Qu’est-ce que c’est que le Mérite aujourd’hui ? Le statut et le fric.

Sans statut, on n’est rien. Sans argent, on n’est rien. Pour être crédible en Politique, il faut avoir l’un ou l’autre. L’opposition Camerounaise n’a ni l’un, ni l’autre. C’est déjà son premier point faible. Certains ont eu un statut, mais justement, parce qu’ils ne sont plus en fonction et qu’ils l’ont eu dans le passé, [2] ils paraissent “Vieux et Usés” voire “Has been”. Pas terrible comme crédibilité.

C’est ici que la régionalisation et la décentralisation prennent tout leur sens, comme force de rééquilibrage des forces politiques et de repositionnement du Politique dans l’ensemble de l’échiquier national.

Malheureusement, ce n’est pas véritablement la culture au Cameroun où tout part d’en haut, le haut est valorisé et le terrain et le local dévalorisés. [3]

Comment réformer les institutions dans ces conditions ? Le sixième mandat du Président du Cameroun, Paul Biya, s’ouvre sur cet enjeu décisif.

Notes

[1] Ministre des armées de De Gaulle de 1960 à 1969

[2] de surcroît par la main du Président Biya qu’ils veulent destituer aujourd’hui

[3] Ici, on attire mon attention sur le fait que la régionalisation ne protège pas de la corruption. Elle y contribue tout autant : les choses étant ce qu’elles sont, c’est-à-dire immuables. Cet afro-pessimisme et ce défaitisme n’étant pas des portes de sortie, on fait du surplace.







23/10/11
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (8:25 am)

DOSSIER AFRIQUE COLONIALE / OBAMA

par John Pilger pour johnpilger.com

Le 14 Octobre, le président Obama a annoncé que les Etats-Unis allaient envoyer des forces spéciales américaines en Ouganda pour prendre part à la guerre civile.

Dans les mois à venir, des troupes de combat américaines vont être envoyées au Sud-Soudan, au Congo et en Centrafrique. Elles n’engageront le combat qu’en cas de “légitime défense” a dit Obama de manière satirique. Avec la Libye tombée dans l’escarcelle, une invasion américaine du continent africain prend forme.



La décision d’Obama est décrite par la presse comme étant “hautement inhabituelle” et “surprenante” et même “bizarre”. Il n’en n’est rien. Ceci n’est que la logique de la politique américaine depuis 1945. Prenez le Vietnam. La priorité était d’arrêter l’influence de la Chine, un rival impérialiste et “protéger” l’Indonésie, que le président Nixon appela “le plus gros magot en ressources naturelles de la région.. La plus grande des récompenses”.

Le Vietnam était simplement sur le chemin et le massacre de plus de trois millions de Vietnamiens, la dévastation et l’empoisonnement de leur pays étaient le prix de la réalisation des objectifs de l’Amérique.

Comme toutes les invasions américains suivantes, un sentier de sang qui s’étend de l’Amérique latine à l’Afghanistan en passant par l’Irak, le leitmotiv était toujours la “légitime défense” ou la “cause humanitaire”, des mots vidés depuis longtemps de leur sens propre.

En Afrique, dit Obama, “la mission humanitiare” est d’assister le gouvernement de l’Ouganda à se défaire de l’Armée de Résistance de Dieu (LRA) qui a “tuée, violée et kidnappée des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en Afrique centrale”.

Ceci est une description juste de la LRA, évoquant de mulitples atrocités administrées par les Etats-Unis, tel le bain de sang des années 1960 suite à l’assassinat arrangé par la CIA de Patrice Lumumba, le leader congolais indépendant et Premier ministre légalement élu pour la première fois au Congo, ainsi que le coup d’Etat perpétré par la CIA, installant au pouvoir Mobutu Sese Seko, vu comme le plus vénal des tyrans africains.


L’autre justification d’Obama invite également la moquerie. Ceci est du ressort de la “sécurité nationale américaine”. La LRA a fait son sale boulot depuis 24 ans, sans intérêt particulier des Etats-Unis.

Aujourd’hui, elle se compose de quelques 400 membres armés et n’a jamais été aussi faible. Quoi qu’il en soit, la “sécurité nationale américaine” veut en général dire l’achat d’un régime corrompu et veule, qui possède quelque chose que Washington veut.

Le “président à vie” ougandais Yoweri Museveni a déjà reçu la plus grande part des 45 millions de dollars d’aide militaire des Etats-Unis, incluant les drones favoris d’Obama. Ceci est son pourboire pour combattre une autre guerre proxy contre l’ennemi islamiste fantôme de l’Amérique, le groupe Shebaab basé en Somalie. La LRA jouera son rôle imparti de diversion par relation publique, en distrayant les journalistes occidentaux avec ses histoires d’horreur habituelles.

Quoi qu’il en soit, la raison principale pour laquelle les Etats-Unis envahissent l’Afrique n’est pas différente de celle qui enflamma la guerre du Vietnam. C’est la Chine. Dans le monde de la paranoïa institutionnalisée auto-infligée, qui justifie ce que le général David Petraeus, l’ancien chef d’état major maintenant à la tête de la CIA, suppose être un état de guerre permanent, la Chine est en train de remplacer Al Qaïda comme la “menace” officielle contre l’Amérique.

Quand j’ai interviewé Bryan Whitman, un secrétaire d’Etat adjoint du ministère de la Défense, l’an dernier, je lui ai demandé de décrire le danger courant auquel l’Amérique fait face en ce moment. Il répéta visiblement embarrassé, “les menaces asymétriques, les menaces asymétriques”. Ces menaces justifient le blanchiment d’argent sale que l’Etat effectue avec les conglomérats d’armes et le plus gros budget militaire de l’histoire. Avec Oussama Ben Laden hors service, la Chine reprend le flambeau.

L’Afrique est l’histoire à succès de la Chine. Là où les Américains amènent leurs drones et la déstabilisation, les Chinois amènent des réseaux routiers, des ponts, des barrages. Ce qu’ils veulent ce sont les ressources, spécifiquement les hydrocarbures. Avec les plus grosses réserves de pétrole du continent africain, la Libye de Mouammar Kadhafi était une des sources les plus importantes de la Chine.

Lorsque la guerre civile éclata et que les “rebelles” furent soutenus par l’OTAN sous couvert d’une histoire fabriquée de toute pièce à propos de Kadhafi planifiant un “génocide” à Benghazi, la Chine évacua ses 30 000 ouvriers de Libye.

La résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU qui autorisa une “intervention humanitaire” de l’Occident fut expliquée succinctement par le conseil transitoire au gouvernement français, ce qui fut publié le mois dernier par le journal Libération et dans lequel le Conseil National de Transition libyen offrait 35% de la production nationale de pétrole à la France “en échange” (le terme utilisé) d’un soutien “total et permanent” de la France au Conseil National de Transition.

Portant la bannière étoilée dans un Tripoli “libéré” le mois dernier, l’ambassadeur américain Gene Cretz laissa échapper:

Nous savons que le pétrole est le joyau de la couronne des ressources naturelles libyennes !

La conquête de facto de la Libye par les Etats-Unis et ses partenaires impérialistes annonce la version moderne de la “ruée sur l’Afrique” de la fin du XIXème siècle. Tout comme la “victoire” en Irak, les journalistes ont joué un rôle essentiel et critique en divisant les Libyens entre de bonnes victimes et de mauvaises victimes.

Une une récente du journal Guardian illustra une photo d’un combattant “pro-Kadhafi” effrayé aux mains de ses geôliers aux yeux élargis avec la mention “célébrez”. D’après le général Petraeus, il y a maintenant une guerre de la “perceptionqui est continuellement conduite à travers les médias”.

Depuis plus de dix ans, les Etats-Unis ont essayé d’établir un commandement militaire sur le continent africain, AFRICOM, mais ont été repoussés par les gouvernements, appréhensifs des tensions régionales que cela impliquerait. La Libye et maintenant l’Ouganda, le Sud-Soudan et le Congo leur donnent une autre bonne chance.

Comme le révèlent les câbles fuités par Wikileaks du bureau national stratégique pour le contre-terrorisme, les plans américains pour l’Afrique font partie d’un schéma global qui verra 60 000 forces spéciales, incluant des escadrons de la mort, opérant dans 75 pays, de bientôt opérer dans 120 pays. Dick Cheney le dît dans son plan de “stratégie de défense” des années 1990, l’Amérique désire simplement dominer le monde.

Que ceci soit maintenant le cadeau de Barack Obama, le “fils de l’Afrique”, est d’une ironie suprême. Où cela l’est-il vraiment ?

Comme Frantz Fanon l’a expliqué dans “Black Skin, White Masks”, ce qui importe en fait n’est pas tant la couleur de votre peau, mais le pouvoir que vous servez et les millions que vous trahissez.

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21/10/11
Catégorie: Politique : 

Auteur: vilistia (10:30 pm)

21 octobre 2011

Si le Conseil national de transition et l’OTAN pensent que les Libyens vont cesser de s’opposer à l’occupation du pays et accepter l’instauration d’un vice-royaume postcolonial du simple fait que les agresseurs ont pris une ville ou mis la main sur Moatassem Kadhafi, Moussa Ibrahim ou même Mouammar Kadhafi, c’est qu’ils n’ont pas compris à qui ils avaient affaire.
Photo prise par Investig’Action à Tripoli, juillet 2011.

L’armée libyenne est bien entraînée et bien équipée ; ses officiers possèdent un haut niveau d’éducation et une solide connaissance de l’histoire de l’Afrique et de l’Europe.

Les femmes libyennes préféreraient se battre jusqu’à la mort plutôt que de se voir forcées à vivre sous un régime similaire à celui de l’Arabie saoudite, qui leur interdirait de sortir après cinq heures de l’après-midi ou de conduire une voiture, et qui prévoirait qu’elles soient lynchées ou décapitées si elles exercent certaines libertés supposées compter parmi les droits fondamentaux de tout être humain ;l’auto-détermination, comme le choix de se marier ou non, le choix de ses préférences sexuelles ou encore le choix de s’exprimer librement.

Les jeunes Libyens jouissent de la liberté d’expression et de la liberté d’éducation ; ils peuvent obtenir des bourses pour suivre à l’étranger des cours qui ne sont pas dispensés en Libye.Comment peut-on croire qu’ils souhaitent abandonner leur liberté et cesser de résister parce qu’une ville comme Syrte ou Bani Walid est tombée entre les mains de pillards ?

Comment imaginer que les personnes âgées, qui disposent d’un système de santé et de médicaments gratuits et ont la garantie d’une vie décente, acceptent l’occupation et optent pour des soins à la Barak Obama ? Qui serait assez naïf pour penser que les Noirs de Libye vont cesser de résister à l’agresseur qui a massacré des dizaines de milliers d’entre eux, pour le simple fait que Syrte ou Bani Walid sont tombées ou que Moatassem Kadhafi ou Moussa Ibrahim ont été capturés ?

Qui peut s’attendre à ce que les peuples de Libye, un pays qui a réussi à intégrer des structures tribales centenaires dans un système politique moderne, acceptent de se rendre à l’agresseur qui, alors que celui-ci a bombardé des mariages au Pakistan et détruits des structures tribales au Yémen, simplement parce qu’une ville a été prise ou une personnalité politique ou militaire capturée ?

Si l’OTAN et le Conseil national de transition parviennent un jour à démontrer que leurs “victoires télévisuelles” étaient fondées en apportant la preuve que Moussa Ibrahim, Moatassem Kadhafi, un dirigeant tribal ou une autre figure importante a bel et bien été capturée, cela n’aura pour effet que de renforcer la détermination des Libyens à se débarrasser eux-mêmes de l’armée coloniale dont ils subissent l’invasion.

Hier [12/10, ndlr], contraint de se rendre, un combattant de la tribu Werfallah, qui défend Syrte, s’est fait exploser au milieu de ses ravisseurs. Le journal russe Argumenti Nedeli, qui entretient habituellement de bonnes relations avec les sources de renseignements militaires russes, indique que l’OTAN dissimule ses pertes.

Un reportage de CBS, diffusé à la suite de la couverture d’une réunion des parrains du Conseil national de transition à Paris, relate qu’une équipe de CBS accompagnée de combattants du Conseil national de transition a rencontré de la résistance sur la route de Bani Walid.

De telles informations préfigurent ce que les spécialistes de la Libye savent depuis le début : que la campagne coloniale libyenne va immanquablement se transformer en une guerre coloniale prolongée. Quant à The Telegraph, il écrit que l’Ouest et Al-Qaïda sont du même bord, signe manifeste que la belle histoire des révolutions des fleurs et des lendemains qui chantent ne tient pas debout. Même CNN a du mal à nier la vérité dans ses reportages sur les manifestations pro Kadhafi en Libye.

Compte tenu des événements d’aujourd’hui, qui s’inscrivent dans cette guerre coloniale prolongée, il est d’autant plus urgent que les mesures diplomatiques soient prises pour mettre un terme à l’agression.

Hier [12/10, ndlr], ARRAI TV a rapporté que les agresseurs avaient essuyé une défaite à Bani Walid, ce qui corrobore des informations que nsnbc a reçues ce soir par téléphone. Syrte a subi une nouvelle attaque, qui a commencé par des bombardement de la part de l’OTAN alors que la ville était barrée par des tirs d’artillerie. Cette première phase a été suivie par une attaque terrestre de l’infanterie et des tanks, qui sont parvenus à entrer dans la ville.

Cet assaut a également été contré et les attaquants ont subi de lourdes pertes. Hormis les nombreuses raisons mentionnées précédemment qui poussent les Libyens à résister à l’occupation, l’attaque lancée la nuit dernière montre une fois encore que les habitants de Syrte luttent pour survivre.

Dans une banlieue de Syrte brièvement tenue par les combattants du Conseil national de transition, neuf familles entières, y compris des bébés, des enfants et des personnes âgées, ont été abattues de sang froid, à titre d’exemple pour les loyalistes de Kadhafi. Il se peut tout à fait que la fausse nouvelle de la capture de Moatassem Kadhafi ait été diffusée pour faire diversion et dissimuler le massacre.

La bataille de Syrte est appelée à devenir un cas d’école dans les académies militaires du monde entier et à figurer parmi les pires crimes de guerres facilités par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle devrait également rester dans les mémoires comme étant la preuve définitive que les Nations Unies doivent être abolies.

Il est maintenant temps que l’on sache si les dirigeants russes et chinois vont maintenir leur statu quo politique ou s’ils vont passer des paroles aux actes. La Russie et la Chine étant les seuls acteurs mondiaux capables d’arrêter l’agression, les protestations qui pour l’heure visent les Etats-Unis, l’Union européenne et l’OTAN ne manqueront pas de se tourner vers ces deux pays. On leur reprochera leur inaction face au viol d’une nation souveraine perpétré sous leurs yeux.

Les manifestations internationales contre l’agression permanente pourrait s’avérer plus efficace si elles s’adressaient à des ambassades russes ou chinoises et qu’elles dénonçaient la passivité de ces pays à la lumière de la guerre en Libye.

Demain [14/10, ndlr], les Libyens sont invités à descendre en nombre dans la rue pour exprimer leur opposition aux bombardements humanitaires effectués par l’OTAN, aux hordes de mercenaires d’Al-Qaïda qui pillent leur pays, aux forces spéciales du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Europe et des Etats-Unis, et enfin, à une nouvelle vague de colonisation de l’Afrique.

Ils comptent sur tous ceux qui s’opposent à l’agression pour manifester pacifiquement demain devant le quartier général de l’OTAN, devant le siège de leur gouvernement national ou régional et devant les ambassades russes et chinoises.

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Cet article a été publié le 13 octobre dans une version plus longue sur nsnbc.com
Traduit de l’anglais par Chloé Meier pour Investig’Action.

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